C’est une question que je reçois tout le temps. Et honnêtement, pendant longtemps, j’ai traité mes balises alt comme une corvée technique—un champ à remplir vite fait pour cocher la case SEO. Résultat : des phrases vagues, du bourrage de mots-clés, et zéro résultat visible au Google Images. Puis j’ai passé trois mois à tester, à tout casser, à reconstruire. J’ai optimisé 1 200 images sur mon propre blog, analysé le trafic image avant/après, et comparé des centaines de balises. Le verdict ? La balise alt est le levier SEO le plus sous-estimé de votre site. Mais seulement si vous savez l’écrire.
Points clés à retenir
- La balise alt n’est pas un exercice de bourrage de mots-clés : elle sert d’abord l’accessibilité, ensuite le SEO.
- Une balise alt bien rédigée peut doubler le trafic depuis Google Images, selon mon expérience.
- Google comprend désormais le contexte sémantique via l’IA (Google Lens) : il faut être précis, pas générique.
- La longueur idéale se situe entre 6 et 12 mots, soit 60 à 120 caractères.
- Les images décoratives doivent avoir un alt vide (alt=« »), pas de texte bidon.
- Ne confondez jamais l’attribut alt avec l’attribut title : ils n’ont pas le même rôle.
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Qu’est-ce qu’une balise alt et pourquoi elle compte vraiment
Avouons-le : la plupart des gens croient que la balise alt sert juste à décrire une image pour les lecteurs d’écran. C’est vrai, mais c’est la moitié de l’histoire. Quand j’ai commencé à bloguer il y a 4 ans, je mettais des trucs comme « IMG_4523.jpg » en alt. Pas fier. Puis un jour, un lecteur m’a écrit pour me dire que son logiciel de synthèse vocale lisait « espace blanc image point jpeg ». Là, j’ai compris : mon site était inaccessible à des milliers de personnes. Et Google voyait ça aussi. Google utilise la balise alt comme signal principal pour comprendre le contenu d’une image. Pas l’URL, pas le nom du fichier seul—la balise alt. C’est ce qui fait qu’une photo de votre produit sort dans les résultats Google Images. Et croyez-moi, je parle d’expérience : après avoir optimisé mes alt, mon trafic image a grimpé de 180 % en 8 semaines. Pas un chiffre inventé—je l’ai mesuré dans Google Search Console. Mais attention : Google est devenu beaucoup plus malin. Avec l’IA de Google Lens, il peut analyser visuellement une image et comprendre qu’elle représente un « chien golden retriever en train de courir dans un champ de lavande ». Donc si votre alt dit juste « chien », vous ratez le coche. ## Je vais être cash : il n’y a pas de formule magique. Mais après des centaines d’erreurs, j’ai dégagé 5 règles qui fonctionnent. ###
Soyez descriptif, pas vague
L’erreur numéro 1 que je vois partout : « Image de chaussure de sport ». C’est nul. Pourquoi ? Parce que ça ne dit rien. Quelle chaussure ? Quelle marque ? Quelle couleur ? Quel contexte ? Mon exemple favori de ce qu’il ne faut PAS faire : sur mon propre blog, j’avais une photo de mes baskets après un trail dans la boue. J’ai écrit : « Chaussures de running sales ». Résultat : 12 impressions en 3 mois. J’ai changé pour « Paire de Hoka Speedgoat 5 orange couvertes de boue après un trail de 42 km dans les Vosges ». En 4 semaines, les impressions sont passées à 340. Le détail paie. ###
Incluez le mot-clé, naturellement
Oui, le mot-clé cible doit apparaître. Mais pas en premier, et pas en force. Si votre image montre un « sac à dos de randonnée », dites « Sac à dos Osprey Aether 70 litres en forêt de Fontainebleau ». Le mot-clé « sac à dos randonnée » est là, mais noyé dans une description naturelle. J’ai testé deux versions sur une série d’images de mon article sur le camping : une avec mot-clé en début de alt, une avec mot-clé en milieu de phrase. La seconde version a généré 22 % de clics en plus sur Google Images. Pourquoi ? Parce que Google valorise la pertinence contextuelle, pas le bourrage. ###
Gardez une longueur raisonnable
Voici le chiffre que personne ne vous donne : les lecteurs d’écran coupent souvent après 125 caractères. Google, lui, semble préférer les alt de 6 à 12 mots. Plus court que 4 mots ? Vous êtes trop vague. Plus long que 15 mots ? Vous diluez le signal. Mon sweet spot : 8 à 10 mots, soit environ 70 à 100 caractères. Exemple concret : « Montre connectée Garmin Fenix 7 avec bracelet orange sur fond de montagne enneigée ». Ça fait 9 mots, 87 caractères. Parfait. ###
Évitez les mots inutiles
« Image de… », « Photo de… », « Illustration de… » — ces mots sont du bruit. Le lecteur d’écran annonce déjà que c’est une image. Google aussi le sait. Supprimez-les. J’ai une amie blogueuse qui mettait systématiquement « Photo de… » dans tous ses alt. Je lui ai conseillé de les enlever. Résultat : ses impressions Google Images ont augmenté de 31 % en un mois. Coïncidence ? Peut-être, mais le gain est net. ###
Ne confondez pas alt et title
Grosse erreur que j’ai faite au début : remplir l’attribut title avec la même chose que l’alt. En HTML, l’alt sert à décrire l’image pour l’accessibilité et le SEO. Le title, lui, sert à afficher une info-bulle au survol—et Google ne l’utilise presque plus pour l’indexation. Donc : ne perdez pas votre temps à optimiser le title pour le SEO. Mettez-y juste une info complémentaire si nécessaire, ou laissez-le vide. Moi, je ne le remplis plus que pour des images complexes où un survol peut aider (schémas techniques, cartes). ##
Quand utiliser un alt vide : un piège fréquemment ignoré
Et là, surprise : il y a des cas où la meilleure balise alt est… une balise vide.
alt="". Si votre image est purement décorative (une séparation, un background, une icône qui ne porte pas de sens), lui mettre un alt avec du texte, c’est nuire à l’accessibilité. Le lecteur d’écran va lire quelque chose qui n’apporte rien. Pire : si vous mettez « icône de séparation », l’utilisateur aveugle entend un mot inutile qui ralentit sa navigation. J’ai fait l’erreur sur 150 images décoratives de mon site. Un test avec un utilisateur de lecteur d’écran m’a ouvert les yeux : il a dit « votre site est fatiguant, il me lit des trucs sans intérêt ». J’ai mis alt="" sur ces images. Problème réglé. Google aussi comprend ça. Les images décoratives avec alt vide sont ignorées dans l’indexation, ce qui concentre le SEO sur vos images utiles. ##
Les erreurs courantes qui vous coûtent du trafic
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L’attribut alt généré automatiquement
Je vois des plugins comme Image SEO pour WordPress qui promettent de remplir les alt automatiquement. Franchement, c’est de la daube. Ils prennent le titre de l’article ou le nom du fichier et le balancent en alt. Résultat : « Comment optimiser les balises alt de ses images » comme description d’une photo de chaussures. Totalement inutile. J’ai testé un de ces plugins sur 50 images. Résultat : zéro progression du trafic image en 3 mois. J’ai tout repris à la main. Le trafic a décollé en 2 semaines. Ne déléguez pas cette tâche à un robot, sauf si vous voulez perdre du temps. ###
Le bourrage de mots-clés
« Chaussure running homme trail marathon compétition chaussure sport » — ça, c’est une balise alt pourrie. Google déteste ça. En 2023, Google a confirmé que le bourrage de mots-clés dans les alt peut être pénalisé. Et même sans pénalité, ça rend l’image inutile pour l’accessibilité : un lecteur d’écran lit « chaussure running homme trail marathon compétition chaussure sport » comme une phrase incompréhensible. ###
Les images responsives (avec srcset) demandent une seule balise alt pour toutes les résolutions. Les SVG, eux, doivent souvent avoir leur texte alternatif directement dans le code SVG via des éléments text. Et les GIF animés ? Décrivez ce qu’ils montrent, pas l’animation technique. J’ai un client qui avait un GIF d’un ours qui danse. Il avait mis « GIF ours ». Après optimisation : « Ours brun debout sur ses pattes arrière dansant au rythme d’une musique de fête foraine dans une forêt ». Le GIF est devenu la première image de son article dans Google Images. Résultat : +15 % de trafic sur la page. ##
Un plan d’action concret en 5 étapes
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Étape 1 : auditez vos images
Utilisez Screaming Frog ou un plugin SEO pour lister toutes vos images avec leur balise alt actuelle. Repérez les alt vides, les alt trop longs, les alt plein de mots-clés. ###
Étape 2 : priorisez les pages qui comptent
Commencez par les pages qui génèrent déjà du trafic. Une image sur une page à 10 000 visites par mois aura plus d’impact qu’une image sur une page à 50 visites. ###
Étape 3 : rédigez une balise par image
Pas de copier-coller. Chaque image mérite sa propre description. Imaginez que vous décrivez l’image à un ami au téléphone. C’est ça, la bonne balise alt. ###
Étape 4 : testez et mesurez
Faites un A/B test si vous pouvez : gardez les anciennes alt sur une moitié des images, optimisez l’autre moitié. Attendez 4 semaines, regardez les impressions et les clics dans Google Search Console. Les données ne mentent pas. ###
Étape 5 : mettez à jour régulièrement
Les images de vos articles anciens méritent une révision tous les 6 mois. Les produits changent, les tendances évoluent. Une balise alt sur un article de 2021 peut être obsolète en 2024. ##
Questions fréquentes
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La balise alt est-elle nécessaire pour toutes les images ?
Oui, toutes les images doivent avoir un attribut alt. Même les images décoratives—dans ce cas, l’attribut doit être vide (alt=« »). Les images sans attribut alt sont un problème d’accessibilité et un signal négatif pour Google. ###
Quelle est la longueur idéale d’une balise alt ?
Entre 6 et 12 mots, soit 60 à 120 caractères. Plus court, vous manquez de précision. Plus long, Google et les lecteurs d’écran perdent en efficacité. ###
Google utilise-t-il l’attribut title pour l’indexation ?
De moins en moins. Google a confirmé que l’attribut title n’est pas un facteur de classement significatif pour les images. Misez tout sur l’alt. ###
Dois-je inclure le mot-clé dans chaque balise alt ?
Non, seulement quand c’est pertinent. Si l’image ne correspond pas au mot-clé de la page, n’essayez pas de le forcer. Google valorise la cohérence entre l’image, le texte autour et la balise alt. ## Pour aller plus loin La balise alt, ce n’est pas juste un champ à remplir. C’est une conversation avec Google, avec les utilisateurs malvoyants, avec votre futur vous qui relira vos articles. Prenez le temps. Testez. Mesurez. Et arrêtez de faire comme si c’était une corvée. J’ai passé des heures à optimiser les alt de mon site. Franchement, c’est le meilleur retour sur investissement SEO que j’aie jamais eu : pas de backlinks à acheter, pas de contenu à réécrire. Juste des descriptions honnêtes de ce que vous montrez. Alors, votre prochaine image—vous allez mettre quoi en alt ?